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mercredi 3 avril 2013

Un article à lire

Un article tiré du journal La Croix d'aujourd'hui, écrit par Paola Pinto Gomes :


«Un enfant si je veux et quand je veux !» Jamais le slogan féministe des années 1970 n’a semblé autant d’actualité. Amorcé il y a une vingtaine d’années, le phénomène des grossesses dites tardives prend de l’ampleur. S’il existe encore des mères de familles nombreuses qui accueillent un petit tardillon, de plus en plus de femmes, notamment dans les classes moyennes supérieures, retardent volontairement l’arrivée du premier enfant.
Un choix délibéré, en apparence seulement. Car cette décision, même réfléchie et assumée, n’en découle pas moins d’une pression sociale très forte, analyse Myriam Szejer, pédopsychiatre et psychanalyste, fondatrice de l’association La Cause des bébés : «Aujourd’hui, la société pousse les femmes à retarder de plus en plus le moment de la maternité. Il est politiquement correct d’attendre d’avoir ses diplômes, d’avoir assuré sa carrière, d’acquérir son logement, etc., avant d’envisager d’être parent.»
L’âge moyen de la première grossesse n’a cessé de reculer ces dernières décennies, en raison aussi de l’augmentation de l’espérance de vie, aujourd’hui de 84 ans pour les femmes. Autant dire qu’à 40 ans, celles-ci se sentent encore jeunes et en pleine forme. Après avoir profité d’une vie sans enfants et mené leur carrière professionnelle, certaines se disent enfin prêtes à devenir mères et à s’engager dans un «projet» parental. «Depuis l’avènement de la contraception, l’enfant est de fait envisagé comme un “projet” par le couple, explique Marc Bessin, auteur d’une étude sur la parentalité tardive. Ce qui contribue à retarder la maternité puisqu’il faut harmoniser et synchroniser les deux calendriers.»
Or, le bon moment pour l’un ne l’est pas toujours pour l’autre. «Le désir d’enfant chez les hommes est souvent décalé de quatre à cinq ans par rapport à celui des femmes», constate le professeur François Olivennes, gynécologue-obstétricien, spécialiste de l’infertilité. Au-delà de leur épanouissement personnel, devenu une exigence de notre société individualiste, les femmes doivent donc attendre que l’homme de leur vie accepte d’avoir un enfant. Ce qui peut reporter la décision jusqu’au moment où l’horloge biologique de la femme sonne les 40 ans.

Une deuxième union «remet souvent en jeu le désir d'enfant»
Il y a celles qui attendent. Et celles qui, après une séparation, se remettent en couple, avec à nouveau un désir d’enfant : en 2008, 25% des naissances chez les mères de 40 à 44 ans étaient issues d’une nouvelle union, contre 10% vingt ans plus tôt (1). Une deuxième union «remet souvent en jeu ce désir avec une vigueur toute juvénile», confirme Myriam Szejer. Un bébé semble donner du sens à sa vie, à l’heure où pointe la crise de la quarantaine. Devenir mère à l’âge où d’autres sont déjà grands-mères permet aussi aux femmes de ne pas «trop souffrir de la perte de leur fertilité puisqu’elles l’ont utilisée jusqu’au bout», ajoute la psychanalyste.
Un enfant après 40 ans, c’est parfois aussi le fruit d’un parcours du combattant pour les couples confrontés à l’infertilité. Mais si les progrès de la médecine donnent de l’espoir aux uns, ils donnent également des illusions à ceux qui comptent trop vite sur le coup de pouce de la science pour concrétiser leurs rêves. Les médecins, en effet, ne peuvent pas tout. À partir de 35-36 ans, la courbe de la fertilité féminine chute inexorablement, rappelle le professeur François Olivenne, alors que les femmes ont l’impression d’être encore jeunes.
Trompeuses aussi sont les images des célébrités qui exposent leur ventre rond à la une des magazines, laissant penser que la maternité reste une aventure possible à tout âge. Pour Marie-Claude Benattar, gynécologue, spécialiste de l’infertilité, ces femmes entretiennent des illusions. «Elles ne disent pas qu’elles sont enceintes grâce à un don d’ovocytes, ce qui signifie que l’enfant n’est pas génétiquement le leur. À partir de 41-42 ans, les chances de se retrouver enceinte spontanément sont divisées par quatre. Et la procréation médicalement assistée (PMA) a, elle aussi, ses limites : après 43 ans, le taux de réussite tombe à 1 ou 2%.»

Mieux informer les femmes sur le déclin de la fertilité avec l’âge
En France, d’ailleurs, la PMA – dons d’ovocytes ou fécondation in vitro – n’est plus prise en charge par la Sécurité sociale après le 43eanniversaire, et il existe un consensus professionnel des médecins pour ne plus en pratiquer au-delà de cet âge. Marie-Claude Benattar met donc en garde celles qui veulent attendre et rappelle la nécessité de mieux les informer sur le déclin de la fertilité avec l’âge. «Aussi étonnant que cela puisse paraître, beaucoup ne le savent pas ou font semblant de ne pas le savoir.»
Ces maternités tardives ne sont enfin pas sans risques pour la mère et l’enfant. «Entre 40 et 44 ans, environ 80% des femmes peuvent espérer une grossesse normale et une issue favorable, explique Joëlle Belaisch-Allart, chef du service de gynécologie obstétrique et médecine de la reproduction à l’hôpital de Sèvres. Ce qui veut tout de même dire que 20% présenteront un risque. Soit de fausse couche et d’anomalie chromosomique en raison de l’âge de l’ovocyte. Soit des complications liées au corps vieillissant de la femme, avec une augmentation de l’hypertension, du diabète et de la prématurité.»
Au-delà des risques médicaux et de celui de ne plus pouvoir enfanter, les maternités tardives posent en outre des questions sur le décalage des générations. Avoir des parents âgés n’est pas anodin pour un enfant. «Cela peut provoquer chez lui une anxiété, liée à la peur de les perdre, et augmenter, ensuite, les difficultés de communication au moment de l’adolescence», souligne Myriam Szejer. Une situation également difficile pour les parents dont beaucoup confessent une grande fatigue. Mais avoir un enfant sur le tard permet aussi, parfois, d’aborder l’éducation des enfants avec davantage d’expérience et de sérénité.


mercredi 13 mars 2013

Message personnel


Un grand merci à tous ceux et celles qui visitent mon blog ! Ça y est, le blog a eu plus de 1000 pages visitées depuis que je l'ai commencé en janvier. Je trouve que c'est pas mal pour un début, non ? Quel plaisir de se savoir lue dans des pays aussi divers que le Canada, le Sénégal, le Royaume Uni, etc... et même la Chine et les Emirats Arabes… Mais ces deux derniers pays ont disparu des statistiques de blogger. Bizzare... 
Du coup, j'ai installé un compteur des pages vues, histoire de m'envoyer des fleurs un peu chaque jour !
Petit message pour les hellocotonettes (communauté de blogs féminins ici) : j'suis nulle, j'ai du mal à trouver comment suivre les blogs que je voudrais. J'ai essayé mais ça n'a pas l'air de marcher... Affaire à suivre donc.
Dernier point : j'ai aussi installé la recherche par thème, ça peut aider.  

lundi 11 mars 2013

Une autre vie

Je fais le bilan donc je suis....

Bébé a eu 7 mois en ce début mars. Déjà ! Comme le temps passe vite... Heureusement qu'on a pris des centaines de photos parce qu'il change rapidement et sans ces photos, on aurait du mal à se rappeler comment il était au début de sa jeune vie.
Il est temps de faire un bilan sur cette nouvelle vie de maman, cette « autre » vie. Avant de la vivre, ce n'était vraiment pas possible de l'imaginer !! Imaginer à quel point c'est un bouleversement, un tsunami qui balaye tout de la vie plutôt « cool » de couple d'avant. On sortait quand on voulait (et si on se faisait un ciné ce soir ? Ha oui bonne idée ! voyons ce qu'il y a au programme), on allait où on voulait (et si on partait ce week-end à Collioure ? Ho oui, comme ce sera romantique !). J'allais voir mes ruches quand je voulais. Une envie de nature ? Hop, je prenais mon détecteur de métaux et allais faire un tour creuser dans les champs. La liberté, quoi ! C'était toi + moi = nous deux. 
Alors évidement avec Bébé, on peut encore faire ces choses, mais il faut prévoir bien à l'avance les sorties, ou bien remettre à plus tard (pas évident d'aller au resto depuis sa naissance). Tout ça, ce n'est finalement qu'une question d'organisation matérielle. Mais le véritable tsunami de l'arrivée de Bébé, c'est que toi + moi = bébé d'abord, puis ensuite nous deux. On nous avait prévenu : votre enfant sera le centre de votre vie. Et c'est vrai ! Il n'y a plus de possibilité de retour en arrière. C'est une vie différente, géniale par ailleurs, et il faut quand même faire un certain deuil de sa vie d'avant. Je me rends compte de tout ce que j'ai pu faire avant (voyages, rencontres, l'année à Manille auprès des enfants des rues, etc...) et qui aurait été difficile, voir impossible, à faire avec un jeune enfant. Alors maintenant c'est une vie bien remplie aussi mais différente (et on en a qu'un seul, j'imagine ce que ça peut être avec plusieurs en bas âge...). 
Comme je ne travaille pas, la vie sociale est ralentie, les rencontres avec les amis se font moins fréquentes aussi. Je dois être attentive à ne pas tomber dans le piège du repli sur soi, car il est facile de tomber dedans.... Maintenant que les beaux jours reviennent, je vais nous inscrire aux Bébés Nageurs en avril et aller à la crèche où il y a des temps d'échanges entre les parents avec leur petit. Je pense qu'il faudra que Bébé grandisse encore quelques années pour vivre plus en femme avec un grand F que maman, les deux n'étant pas incompatibles bien sûr. Je le savais, c'était écrit noir sur blanc, mais c'est autre chose de le vivre... Si j'avais eu le choix, j'aurai préféré avoir un enfant disons plutôt vers 35 ans, mais voilà c'est la Vie, et ce n'est pas un regret. Cette "autre" vie, elle est géniale !!

jeudi 7 mars 2013

Vidéo : Mère après 40 ans

J'ai trouvé cette vidéo sur le Web. Témoignage d'une jeune maman de 42 ans (tiens, ça me rappelle quelqu'un !), d'un gynécologue spécialiste des grossesses tardives et d'un prêtre pour le point de vue chrétien sur la question. Cette émission date de 2007, mais je la trouve intéressante. Durée : 25 min.

lundi 4 mars 2013

Screugneugneu


J'ai perdu 3 ou 4 articles en voulant y ajouter des libellés, pour pouvoir faire une liste des thèmes abordés. Flûte !!! J'ai essayé de les récupérer par tous les moyens mais rien n'y fait. J'en ai juste retrouvé un dans mes brouillons que j'ai pu remettre à peu près à la date correspondante.

En tout cas, pour People 1 et 2, c'est perdu ! Désolée....

samedi 12 janvier 2013

Des chiffres et des... chiffres.


Voilà les chiffres que j'ai pu trouvé rapidement :

Selon l'INED, environ 30 000 femmes donnent naissance après 40 ans (contre 8 600 en 1980), dont 1500 de plus de 45 ans (contre 681 en 1980). Mais c'est pas mal dis-donc !
On peut quand même relativiser sachant que chaque jour en France il y a en moyenne 2 274 naissances (chiffre de 2010). Cela fait environ 820 000 bébés nés chaque année.
En juillet 2012, mois de naissance de mon petit, il y a eu 68 800 d'autres petits nés (chiffre provisoire, c'est pour cela que c'est un chiffre rond).
Tout ça pour dire que je ne suis loin d'être un cas exceptionnel ! Même si accoucher après 40 ans reste un petit pourcentage : 2,5 % du nombre total des naissances de notre pays.

Alors oui c'est vrai que c'est plus difficile de tomber enceinte à ces âges qu'on dit « tardifs », il y a plus de risques (et je suis bien placée pour le savoir malheureusement), le suivi médical est plus soutenu mais du coup plus stressant mais c'est pas impossible et quand ça marche c'est génial !

Sources : INSEE, INED

mercredi 9 janvier 2013

T'as de beaux yeux tu sais...




Tu es le plus beau des bébés et c'est VRAI.




Mon bébé sourit à tout le monde (en tout cas jusqu'à maintenant, pourvu que ça dure !). C'est certainement parce qu'on lui sourit tout le temps :-). Et puis je pense qu'on est beaucoup plus patient à 40 ans qu'à 20. On prend du recul sur les petites choses de la vie qui énervent... et aussi sur les plus grosses. A notre âge, on a vécu des déceptions, des épreuves certaines très dures, et on a appris à se relever et faire « face à l'adversité »  comme on dit. Du coup, les cris, les pleurs, ce qui peut paraître comme des caprices (quoi qu'à cet âge je doute que ça en soit déjà!) glissent sur nous plus facilement. Donc maman moins énervée, moins stressée donne bébé heureux et souriant.

dimanche 6 janvier 2013

Et c'est parti !



« Jeune maman » de 42 ans, j'ai un petit garçon adorable de 5 mois et quelques jours. C'est ma 2ème grossesse, j'avais 40 ans pour ma 1ère (je vous en parlerai plus loin car c'est une grossesse qui a très mal finie...)
J'ai décidé de faire ce blog car on lit beaucoup de bêtises sur les grossesses tardives. Alors je vais vous partager en direct les joies et les peines (bon en tout cas les difficultés) d'être une jeune maman quadra. Oui, oui, j'ai surfé pas mal sur les forums avec des témoignages de mamans plus jeunes et ben oui… on a finalement souvent les même difficultés...

Et non, ce n'est pas une famille recomposée, non je n'ai pas mis ma carrière avant la vie de famille. C'est juste comme ça, les aléas de la vie a fait que j'ai rencontré mon homme à 38 ans. On aurait bien voulu se rencontrer 10 ans avant mais on ne choisit pas, c'est la vie !

Et comme beaucoup de ce « genre de maman », j'ai du temps car je suis au chômdu et c'est difficile de laisser son petit à une nounou. On n'a pas fait un bout'chou à notre âge (mon mari à le même âge que moi) pour le laisser à quelqu'un d'autre au bout de 3 mois ! Non, non, c'est pas possible ! Alors, ok, on a une baisse de revenus mais ça vaut le coup. Je vais d'ailleurs parler un peu plus loin cette partie pas très marrante il faut le reconnaître (les aides de la CAF... mais de quelles aides tu parles ???)